Le 12 janvier, l’entreprise de technologies de défense Harmattan AI annonce avoir levé 200 millions d’euros. Une semaine plus tard, on apprend que Renault va construire des drones militaires. Un contrat de potentiellement un milliard. Pas de doute : la défense se réveille et la mobilisation est autant financière qu’industrielle.
Le 20 mars 2025 a été comme un top départ. Les ministres de l’Économie Éric Lombard et des Armées Sébastien Lecornu organisaient une conférence sur le financement de l’industrie de la défense. Aux banques, aux assurances, aux gestionnaires d’actifs… Leur message était limpide : « Il n’y a pas d’arme sale. Il n’y a que des armes interdites. » Investir dans des entreprises de la défense n’est pas moralement condamnable. Les barrières intellectuelles devaient tomber.
« La Banque européenne d’investissement (BEI) avait l’interdiction de financer des projets liés à la défense », rappelle Guy Gourevitch, ancien président du club d’investisseurs France Angels. La BEI a fait un virage à 180° et le 21 mars, elle annonçait de nouvelles mesures “visant à renforcer les investissements dans la sécurité et la défense”.

